- La Grenouillère -

Situé en pied de levée, en bordure de la route départementale 952, à hauteur de la VC 303, dite rue du Port Véron, cet ancien manoir du XVIe siècle a bien souffert du temps et des hommes. Il a été heureusement bien restauré. La partie la plus ancienne est constituée par un bâtiment rectangulaire entre deux hauts pignons.

Une lucarne à deux fenestrelles jumelles, séparées par un meneau orné d’une moulure en S, éclaire les combles.

Le fronton triangulaire, dont le couronnement est moderne, repose sur un entablement décoré de triglyphes et de petits cercles d’ardoises.

A la suite de successions anciennes (1829), la maison se trouve aujourd’hui partagée en deux.

 

 

Un peu d’histoire liée à cette demeure

En 1611 la maison appartenait à une famille Le Pelletier. D’après un descendant de cette famille, le manoir aurait appartenu aux Le Pelletier de Beaupré qui l‘auraient fait construire au XVIe siècle. Le plus anciennement connu serait François Le Pelletier qui serait né à Saint-Patrice vers 1560, dont l’un des fils, Jean, né en 1604, devait s’expatrier en tant que capitaine des troupes de sa majesté à Saint-Domingue. Il se maria avec Anne Hubert, originaire de la paroisse de Benais ou environs. Devenue veuve, cette dernière revint à Saint-Patrice. Là, elle rencontra Jacques Bourreau, qui habitait la « Guesserie », entre les « Trois Volets » et « Malydore ». Ils se marièrent en 1676 en la chapelle du château de Rochecotte. Les nouveaux mariés eurent plusieurs enfants, les uns nés à la « Guesserie », les autres à la « Grenouillère », dont Marie-François. Ce dernier partit aux Antilles, se fixa à la Martinique où il fut connu sous le nom de Marie-François Bourreau de la Chevalerie. De son mariage avec Marie-Thérèse Jahan, il eut deux filles, dont Marie-Françoise, née le 10 mars 1706, laquelle épousa le 10 août 1734 Joseph Tascher de la Pagerie. De cette union naquit, entre autres enfants, Joseph Gaspard Tascher de la Pagerie qui épousa, le 9 septembre 1761, Rose Claire des Vergers de Samois. C’est de ce ménage qu’est née, le 23 juin 1763, Marie-Josèphe Rose qui devint l’Impératrice Josephine (après que son premier mari Alexandre de Beauharnais eut été guillotiné le 23 juillet 1794).